Palais des Beaux-Arts

  • Cote :

    4M/3

  • Date :

    1920-1998

  • Présentation du contenu :

    Les dossiers rendent compte des travaux de rénovation et des aménagements réalisés au sein du Palais des Beaux-arts de 1920 à 1998.

  • Description physique :

    Importance matérielle : 104 article(s)

  • Localisation physique : Archives municipales de Lille
  • Origine : Mairie de Lille
  • Biographie ou histoire :

    Création du premier musée.

    La volonté de création d'un musée lillois naquit dès l'époque Révolutionnaire.

    L'arrêté Chaptal du 1er septembre 1801 fixa la décentralisation des œuvres en région. Quinze villes furent choisies et eurent l'obligation de disposer d'un lieu qui pourrait accueillir les œuvres octroyées.

    Le premier musée ouvrit ses portes en 1809 au sein du couvent des Récollets qui se trouvait rue des Arts. L'inadéquation du lieu, le nombre croissant des œuvres ainsi que le manque de lumière obligèrent les élus locaux à réfléchir à une solution.

    Le musée à l'hôtel de ville.

    En 1848, le musée fut transféré au deuxième étage de l'Hôtel de ville place Rihour.

    La construction du Palais des Beaux-arts.

    Afin de mettre en valeur la collection, la construction du Palais des Beaux-arts fut décidée en 1881. L'année suivante, pour financer les travaux, une loterie proposant cinq millions de billets à un franc fut organisée. Ce fut un échec. A peine la moitié de la somme attendue fut récoltée. Malgré cela, la construction débuta. Les architectes Edouard BERARD (1843-1912) et Fernand DELMAS (1852-1933) se retrouvèrent très rapidement à court d'argent et durent essuyer de nombreuses critiques de la part de la presse. Aussi, DELMAS démissionna.

    En 1892, le Palais des Beaux-arts, bâtiment d'inspiration des styles classique et baroque, fut inauguré et les œuvres y prirent place.

    Les travaux de restauration et d'agrandissement du musée.

    Dans les années 1980, la place commençant à faire défaut, la Ville de Lille lança un concours d'architecture qui fut remporté par les architectes Jean-Marc IBOS et Myrto VITART. Il s'agissait notamment d'ouvrir davantage le musée pour en faire un lieu accueillant et de construire un bâtiment annexe pouvant accueillir les services administratifs. L'une des principales contraintes du cahier des charges était alors la petite parcelle sur laquelle le bâtiment allait être construit. Ainsi, le bâtiment, construit tout en longueur, mesure seulement sept mètres de large. Ce « bâtiment-lame », entièrement recouvert de verre, en réfléchissant la face arrière du musée semble totalement disparaître et faire le lien entre le passé et le présent.

    Au début des années 1990, pour pallier le manque de place des collections, les deux architectes décidèrent de creuser sous le musée au niveau de l'atrium. D'énormes poutres vinrent alors soutenir le sol afin d'éviter qu'il ne s'effondre. De nos jours, c'est dans ce sous-sol qu'il est possible d'admirer les plans-reliefs.

    En 1997, afin d'égayer le hall du musée qu'ils jugent trop terne, les architectes firent appel au designer italien Gaetano PESCE pour la réalisation d'une œuvre moderne. Ce dernier, apercevant les deux grandes ouvertures circulaires (appelées occuli, elles possèdent un diamètre de 7 mètres et permettent à la lumière de passer du premier étage jusqu'au rez-de-chaussée) souhaita les utiliser comme point d'accueil de ses futures créations. En total décalage avec l'architecture du musée, les deux lustres colorés comptent au total plus de 12 000 tuiles en verre coloré et pèsent chacun plus de trois tonnes. Six mois furent nécessaires à leur réalisation. Ils sont aujourd'hui les symboles du musée.

    Le projet scientifique et culturel 2015-2025.

    Le musée, en constante évolution, tente de toujours répondre au mieux aux attentes de ses publics.

    A l'avenir, différents espaces de repos et d'information seront aménagés et la signalétique générale du musée transformée.

    Le musée, dans son fonctionnement interne, verra ses moyens budgétaires et humains rationalisés en vue d'acquérir une plus grande autonomie.

    La muséographie sera repensée. Les collections anciennes et contemporaines (issues de toutes les disciplines artistiques ; peintures, objets d'art, sculptures, dessins, photographies, tapisserie, verrerie, céramique& tous entremêlés) seront réorganisées, replacées dans leur contexte en respectant la chronologie. Les chefs d'oeuvres seront mis en valeur. Les plans-reliefs seront également revalorisés. Des approches thématiques des collections seront proposées.

    De nouveaux outils pédagogiques numériques (visioguides, tablettes tactiles et applications sont déjà utilisés par le musée) seront développés afin de permettre aux visiteurs réticents aux œuvres d'art d'y avoir accès et de dépasser l'aspect purement esthétique des œuvres afin d'en extraire du sens. Ils ne viendront toutefois pas se substituer aux œuvres évoquées. Chaque salle se verra dotée d'un discours explicatif.

    Les différents publics pourront être associés à la conception de certains projets et la programmation événementielle sera à destination de tous.

  • Modalités d'entrée :

    Type d'entrée : versement

    Date d'entrée : inconnue

  • Accroissement :

    Cette sous-série est close; elle n'a pas vocation à s'accroître.

  • Accès et utilisation :

    Communicable (sauf documents soumis à des délais de consultations spécifiques)

    Les documents communicables sont librement réutilisables.

    Sur le principe, la totalité des documents peuvent être réutilisés pour tout projet culturel (exposition, publication, documentaire...) à vocation commerciale ou non. Chaque projet devra néanmoins faire l'objet d'une présentation préalable au service des Archives. Dans tous les cas, il est nécessaire de vous rapprocher du président de salle de lecture ou de contacter le service avant d'entamer toute démarche.

  • Langue : Français

  • Sources complémentaires :

    Concernant les collections du musée, se référer à la sous-série 2R/12.

  • Bibliographie :

    • « Le Musée de Lille », Revue Art et Style numéro 42, préface par Pierre Maurois, conservateur du Palais des Beaux-arts de Lille, 1957 (2R12/14).

    • Marie-Louise LEBLANC, « Le musée de Lille, peintures », Collections publiques de France, Memoranda (2R12/14).

    • A.C, « Histoire du musée de Lille » (2R12/29).

    • Ville de Lille, « Palais Beaux-arts Lille, vers un musée pour tous », Projet scientifique et culturel 2015-2025, 2015.
  • Notes :

    Publié sur FranceArchives.