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1920: le Portugal rend hommage à la ville de Lille

Les armoiries de la Ville de Lille s'ornent d'une décoration atypique pour une ville française: l'Ordre du Portugal de la Tour et de l'Epée.

1890: l'acte de naissance de Charles de Gaulle

Le 23 Novembre 1890, dans une maison située au 9 de la rue Princesse à Lille, est né « un petit lillois de Paris » (comme il se surnomme lui-même dans ses mémoires) prénommé Charles André Joseph Marie de Gaulle.

1935 : Un grand nom de l'architecture à la tête de l'Ecole des Beaux-Arts de Lille

De 1935 à 1939, l’architecte Robert Mallet-Stevens dirige l’Ecole des Beaux-Arts de Lille. Il en modernise les enseignements, tentant d’y introduire les notions essentielles qui le guident depuis le début de sa carrière.

1934 : La Société lilloise de Gymnastique en compétition à Nice

Les membres de la délégation féminine de la Société municipale de Gymnastique sous les palmiers de Nice. On voit au centre, de gauche à droite: MM. Favières, adjoint à l'Education Physique ; Planque, Secrétaire Général de la Mairie ; Vandenhende, Directeur de la Société municipale d'Education Physique et Dhalluin, Président de l'Association des Originaires du Nord  sur la Côte d'Azur.

 

 

La photographie ici présentée a été prise lors de la quinzième Fête Fédérale de Gymnastique qui s’est déroulée  à Nice en 1934. Elle rassemble les soixante dix huit jeunes filles de la Société Municipale de Gymnastique de Lille ainsi que l’équipe dirigeante. Ces fêtes regroupent des jeunes filles de différentes sociétés de gymnastique françaises pendant lesquelles elles s’affrontent dans des disciplines telles que des épreuves de gymnastique et d’athlétisme.

 

En 1933, la fête fédérale se déroulait à Lille. C’est pour cela qu’à son tour la ville de Lille s’est pliée à la tradition en apportant son drapeau (emblème de Fédération française de Gymnastique et d’Education physique) lors de cette fête à Nice en 1934.

A leur retour, tous seront accueillis triomphalement par la ville : accueil en mairie par le maire Roger SALENGRO et le Conseil municipal, un défilé en fanfare dans les rues du centre ville en présence de milliers de lillois.

 

 

L’engouement de la municipalité ainsi que celui des lillois  pour ces jeunes filles s’explique par l’importance accordée au sport entre les deux guerres mondiales.

En effet, au sortir de la Première Guerre mondiale, la municipalité est alertée par le Service d’inspection médicale scolaire. L’état d’un nombre important d’enfants est déplorable (anémie, enfants malingres en manque de vitamines,  handicap lourd ou léger, maladies pulmonaires, manque total d’hygiène, …) Au niveau national, une loi, instituée en Avril 1920 rend obligatoire l’Education physique à l’école primaire et un grand programme d’éducation physique est mis en place. La municipalité crée un service d’éducation à la tête duquel le maire Gustave DELORY nomme Félix BOYAVAL (ex-Directeur du Centre d’éducation physique de Saumur et rapporteur de plusieurs commissions d’études sur la gymnastique).

Le nouveau directeur du service d’éducation organise sa mission en plusieurs temps. Il visite tout d’abord les écoles afin de rencontrer les différentes équipes pédagogiques pour mettre en exergue les points positifs et négatifs de chaque bâtiment scolaire pour la pratique du sport. Il crée ensuite un manuel explicatif des exercices à faire (gymnastique suédoise) et organise des réunions conférences afin d’expliquer sa méthode.

Ainsi, dans chaque école, des séances de gymnastique d’une demi-heure sont organisées chaque jour avant et après les cours Ces séances sont dans un premier temps données par des militaires mais très vite, le service d’Education physique recrute et forme ses propres moniteurs.

 

Afin de mesurer les effets de la pratique du sport dans les écoles, le service d’inspection médicale scolaire créé par le docteur Désiré VERHAEGHE (adjoint au maire de 1919 à 1927) élabore un suivi des enfants par le biais de fiches individuelles et personnelles et de visites médicales Le bilan de la pratique sportive est assez positif dans son ensemble puisque les enfants sont en meilleure santé, sont moins absents et éprouvent un réel plaisir à faire de la gymnastique.

Cependant, il constate qu’après leur sortie de l’école primaire (passage au collège, arrêt des études, etc.), les enfants ne pratiquent plus de sport.

Pour pallier cette difficulté, Félix BOYAVAL crée avec les représentants de l’amicale des écoles publiques une commission sportive. Par ailleurs, des cours municipaux sont proposés en 1922 par la municipalité afin de permettre aux enfants de pratiquer d’autres sports en plus de la gymnastique (natation, boxe, …).

 

  

                                

 

En 1923, il passe le relais à Jean VANDENHENDE qui devient le nouveau directeur du Service de l’Education physique.

C’est dans ce cadre que la Société municipale de gymnastique et d’éducation physique est fondée en 1933. Elle est née d’une fusion entre la Société universitaire et la Société « La française ».  Cette union  lui permet d’obtenir des moyens humains et financiers beaucoup plus conséquents. Elle a son siège à l’hôtel de ville. Roger SALENGRO en est le Président d’honneur et Jean VANDENHENDE, le directeur. Elle accueille de jeunes garçons et jeunes filles.

 

La société sera championne de France cinq années consécutives (1933-1937) ainsi qu’en 1947 et en 1952.

 

1931 : L'inauguration de l'école de plein air Désiré Verhaeghe

Affiche annonçant l'inauguration de l'école Désiré Verhaeghe, 4M8/152.

 

Occupée pendant quatre années, en partie dévastée, Lille et sa population sortent particulièrement affaiblies de la Première Guerre mondiale. La priorité des municipalités Delory puis Salengro est d’améliorer les conditions de vie des Lillois. Une attention spécifique est portée aux plus fragiles, les enfants, qui ont subi encore plus fortement les affres de la guerre : dénutrition, errance, manque d’hygiène, …

Plusieurs mesures vont alors être mises en place pour redonner force et vigueur aux enfants dont le sport et les séjours au grand air.

En effet, « […] dans le présent et dans l’avenir, de 12 à 14000 enfants dont la plupart anémiés par l’occupation, vivant dans des locaux malsains, entassés souvent dans des classes trop exiguës, ont absolument besoin de cette éducation physique, en plein air, […] » (délibération du Conseil Municipal du 3 Décembre 1920).

 

Afin de mesurer les effets de la pratique du sport dans les écoles, le service d’inspection médicale scolaire créé  par le docteur Désiré Verhaeghe (adjoint au maire de 1919 jusqu’à son décès  en 1927) élabore un suivi des enfants par le biais de fiches individuelles et personnelles ainsi que de visites médicales.

Le bilan de cette pratique est assez positif dans son ensemble puisque les enfants sont en meilleure santé, moins absents et éprouvent un réel plaisir à faire de la gymnastique.

 

Cependant, ces mesures sont insuffisantes. Les problèmes de santé rencontrés par une partie des enfants en âge scolaire restent préoccupants. En réponse, le docteur Verhaeghe insuffle à Roger Salengro l’idée de la construction d’écoles de plein-air pour les enfants les plus fragiles.

 

Parmi les écoles ou préventorium qui verront le jour sous l’impulsion de la municipalité Salengro, comme le préventorium de Wormhout (Nord), l’une d’elle s’implante directement sur le territoire lillois et prend le nom de l’instigateur du projet : l’école de plein-air Désiré Verhaeghe (hommage voulu par l’administration municipale Salengro). Située rue Armand Carrel dans le quartier Moulins, à l’endroit même du dérasement des fortifications, l’école est inaugurée en 1931.

 

La construction de cet établissement intervient dans un contexte de politique hygiéniste nationale. Il s’agit d’un ensemble de théories politiques et sociales autour de pratiques médicales et sociales pour enrayer différentes épidémies telle que la tuberculose. Les représentants principaux de ce courant en France sont par exemple Albert Calmette, Louis Pasteur.

 

Il s’agit de créer des bâtiments dotés de grandes baies vitrées qui permettent aux enfants de profiter au maximum de la lumière naturelle et faire le plein de vitamine D.

Le cadre et la verdure  permettent aux enfants d’être en contact avec la nature et de faire le plein d’oxygène.

Photographie Daniel Rapaich, 2008.

 

L’école Désiré Verhaeghe correspond tout à fait à ce type d’architecture.

Elle est divisée en deux parties : une attribuée au scolaire et une autre au médical. Sa capacité d’accueil est d’environ 189 enfants. L’emploi du temps est divisé en plusieurs temps forts : l’étude et l’exercice physique, la sieste, les  jeux et l’hydrothérapie. Les enfants y prennent trois repas équilibrés ce qui leur apportent des vitamines et diversifient les aliments. En cas de besoin, ils reçoivent un traitement médicamenteux. Un service de tramways est affecté tout spécialement pour transporter les enfants à l’école. Ces enfants âgés de 7 à 12 ans ne peuvent intégrer cette école que sur prescription médicale et ne peuvent y séjourner que sur une période d’un an maximum.

Les résultats obtenus sont très satisfaisants. Les enfants retrouvent un bon développement de croissance et, grâce aux programmes scolaires dispensés,  réintègrent plus facilement leur ancienne école de quartier.

 

L’école, transférée en 1976 au château de la Carnoy (Lambersart) fermera ses portes en 1985 faute de subventions. Aujourd’hui, le bâtiment abrite l’institut médico-éducatif « la Roseraie » qui accueille des enfants et des adultes en situation de handicap.

1302 : Le siège de Lille par le Comte de Flandre

Alors que les Flandres sont en proie à la guerre depuis 5 ans, l'armée du Roi de France est défaite à Courtrai par les Flamands. Lille, restée fidèle au Roi, doit faire face au siège du Comte Gui de Flandre.

1615: le plan de Lille petitement

Ce plan de Lille en 1615 est intéressant à plus d'un titre, aussi bien pour son esthétique que pour le contexte de son élaboration.

Avril 1916: lettres de protestation auprès de l'autorité allemande

En avril 1916, l'autorité allemande va organiser la déportation de milliers d'habitants de Lille et des communes alentours pour les employer à des travaux agricoles dans l'Est de la France. Parmi eux, de nombreuses femmes et jeunes adolescents des deux sexes.

1235: La charte de Jeanne de Flandre

La charte de municipalité accordée à la ville de Lille par la comtesse Jeanne de Flandre est l'un des documents majeurs conservés par les Archives municipales. Celle-ci a organisé le pouvoir communal à partir de 1235 jusqu'à la Révolution de 1789.

 

 

2002: Projets d'installations urbaines

Certaines archives anciennes, même les plus précieuses, ont un jour été des documents d’activité dont l’utilité était purement administrative. De même, certaines archives contemporaines, à l'image de ces croquis d'Oscar Lloveras, auront un jour un intérêt historique en tant que témoignage de l’activité municipale.

1803: l'acte de naissance de Joséphine Vandamme

Les registres d’état civil réservent parfois bien des surprises. Ainsi, la naissance, le 20 juin 1803, de la petite Joséphine Vandamme, a-t-elle été déclarée à deux reprises. Mais pour quelles raisons ?

1947: Les livres d'or

Les livres d’or ou comment des registres de signatures peuvent être les témoins de la vie d’une commune.

1088 : la donation de l'autel de Gits

La donation de l'autel de Gits à la collégiale Saint-Pierre de Lille est le plus ancien document conservé aux Archives municipales de Lille, mais ce n'est pas sa seule particularité...

1952 : la première revue d'information municipale

Tous les lillois connaissent aujourd'hui Lille Mag, le magazine mensuel qui nous informe sur l'actualité de la ville. Mais savez-vous depuis combien de temps cette revue existe? Et qui a eu l'idée de créer une revue municipale? Quelques explications s'imposent...

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