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  • Les fêtes et traditions populaires de Lille

Les fêtes et traditions populaires de Lille

  • Affiche invitant la population à participer au « concours et défilé de machines » lors de la fête communale du 28 juin 1908.


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  • Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des Fêtes de Lille de 1972.


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  • Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des Fêtes de Lille de 1965.


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  • Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des Fêtes de Lille de 1910.


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  • Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des fêtes communales de 1920.


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  • Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des Fêtes de Lille de 1983.


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Lille, terre de fêtes

Reflet de l’histoire d’un territoire, les fêtes ont toujours ponctué la vie quotidienne. Elles ont évolué au fil des siècles si bien qu’à Lille, les fêtes majoritairement catholiques du Moyen Age ont peu à peu cédé leur place à des fêtes d’autres natures : païennes, culturelles, sportives, commerciales…

 

Diverses et multiples, les fêtes réunissent les Lillois et leur permettent d’investir le territoire urbain. Elles attirent aussi des populations venues d’ailleurs, d’autant plus que Lille est une place commerciale importante et participent ainsi à la vitalité économique de la Ville. Véritables moments de liesse, elles marquent durablement les esprits et fédèrent la population.

 

Les Archives municipales de Lille conservent de nombreux documents qui témoignent de cette forte tradition festive. Évoquer toutes les fêtes est impossible tant leur nombre et leur forme diffère. Mais partez donc à la découverte des fêtes de Lille, des géants, des foires et de la braderie pour une balade qui vous mènera de 1269 à nos jours.

De la procession instituée par Marguerite de Flandres en 1269 aux Fêtes de Lille

Retranscription de l’instauration de la procession en 1269 par Marguerite de Flandres.

Une fête très religieuse

Les Fêtes de Lille accompagnent la vie lilloise depuis des décennies mais nombreux sont ceux qui ne soupçonnent pas qu’elles tirent leur origine d’une procession instaurée en 1269.

 

Marguerite, Comtesse de Flandres et de Hainaut, institue cette procession pour aider les membres de la collégiale Saint Pierre à financer leur église. Il s’agit au départ d’un cortège très religieux et très solennel.

La procession se déroule le deuxième dimanche après la Pentecôte. Elle est minutieusement organisée. La veille, les membres de la collégiale Saint Pierre ainsi que ceux du Magistrat reconnaissent le parcours tout autour des remparts (ce qui correspond à peu près aujourd’hui à la zone géographique allant du palais de justice jusque l’église Saint Maurice) pour s’assurer que les rues sont propres, les façades décorées et qu’aucun obstacle n’entrave le parcours.

 

Le lendemain, la procession s’élance à cinq heures du matin. Viennent en premier les corporations de métiers, suivies des compagnies bourgeoises, des pèlerins, des magistrats de la ville et pour finir des religieux. La procession dure une dizaine d’heures et se termine à trois heures de l’après-midi.

Retranscription de l’instauration de la procession en 1269 par Marguerite de Flandres.

Vers des festivités de plus en plus laïques

L’organisation de la procession nous est connue grâce au Livre Roisin du XVIIe siècle.

Ce registre recense les lois et les règlements les plus importants de la ville. Le premier date du XIIIe siècle et a été rédigé par Jean Roisin (clerc de la ville). D’autres sont établis par la suite intégrant les nouvelles lois et règlements.

 

Du XVe au XVIe siècle, la procession devient plus festive. A côté des scénettes représentant la Bible interviennent des spectacles, des jeux. C’est à cette époque également que des figures, supposées être les ancêtres des géants font leur apparition.

 

En 1830, la ville souhaite commémorer la procession originelle. Comme l’atteste le document coté 17978 (fonds révolutionnaire) écrit par le Comte de Muyssart, différentes festivités sont  mises en place : exposition de plantes et arbustes en fleurs, mât de Cocagne, défilé, des tirs à la cible, des joutes sur l’eau. Les Lillois peuvent aussi voir lors de ces festivités « l’effigie colossale de Phinar » ainsi que « celle de Lyderic », ou  « l’effigie de Jeanne Maillotte, qui contribua au salut de Lille » ainsi que d’autres bustes représentants les personnalités importantes de l’histoire de la ville.

 

La procession, telle qu’elle a été instaurée par Marguerite de Flandres, continue ainsi d’accompagner les Lillois jusqu’au XIXe siècle.

Retranscription de l’instauration de la procession en 1269 par Marguerite de Flandres.

Redonner aux Lillois le goût à la fête traditionnelle

Affiche invitant la population à participer au « concours et défilé de machines » lors de la fête communale du 28 juin 1908.

A partir du XIXe siècle toutefois, les Lillois désertent progressivement les fêtes et traditions populaires (processions religieuses, défilés, carnavals) et leur préfèrent de nouvelles formes de festivité comme le bal musette ou encore les guinguettes.

 

Pour redonner le goût aux Lillois à la fête traditionnelle, Charles Delesalle, maire de 1904 à 1919,  va mettre en place avec succès des concours de défilé et de carnaval à partir de 1908 avec l’aide des commerçants. Ce type de concours n’est pas toujours organisé à la même période de l’année. Il peut ainsi  se dérouler pendant le Carême ou encore pendant la période des fêtes de Lille (juin).

 

L’administration communale prend en charge l’essentiel de l’organisation. Elle crée des affiches placardées sur les murs de la ville et informe les communes limitrophes de l’organisation du concours.

 

Le principe du concours est simple. Ceux qui souhaitent y participer doivent se rendre en mairie pour s’inscrire dans l’une des catégories proposées. En fonction des carnavals, la nature et le nombre de catégories varient. Ainsi, lors des carnavals de 1908 et 1909 les participants avaient notamment le choix entre « personnes isolées », « grandes personnes-couples », « plus beaux groupes minimum 12 personnes ».

 

Un jury est mis en place, composé de membres de la municipalité, de commerçants et de personnalités issues du monde carnavalesque.

 

Le jour venu, les participants défilent selon un parcours défini par la mairie et passent devant le jury placé à différents endroits du parcours.

Si vous aviez été dans les rues lors du carnaval de 1908, vous auriez pu voir défiler la compagnie « Les Bons citoyens », la société « Les Risquons-tout » ou encore « Les mal foutus ». Vous auriez pu aussi croiser un toréador espagnol, un «François Premier et son intendant » mais aussi un billet de loterie ou encore un homme-bouton.

Les chansons des carnavals

  • Paroles de la chanson « L’plaisi du carnaval » sur l’air « Le couturier » écrite à l’occasion du mardi Gras de 1909 à Lille.

  • Paroles de la chanson « Au café » sur l’air de « L’pana d’Desrousseaux ».

  • Paroles de la chanson « Quand j’sus saoûl ! Chanson anti-moralisatrice, en patois de Lille » sur l’air de « On est mort pus longtemps qu’on vit ! », 1er prix de chansons, créée pour le carnaval d’été de Roubaix en 1908 et utilisée pour le Mardi Gras de 1909 à Lille.

  • Paroles de la chanson Les "nouvielles motes" Critique d'eun'vieille'Lilloise à s'voisine écrite par Désiré Menez du Caveau lillois

Certaines chansons traditionnelles du carnaval ont été reprises et d’autres ont été écrites par la société patoisante « Le Caveau Lillois ». Créée en 1905, cette société voit le jour dans le quartier populaire Saint-Sauveur. Elle rassemble des Lillois ouvriers, fonctionnaires ou encore employés, tous soucieux de faire vivre le patois et de le mettre à son plus haut niveau. Lors de leurs réunions au café Liebert, rue Ban-de- Wedde (rue Gustave Delory aujourd’hui), ils composent des pasquilles et chansons qui sont reprises régulièrement dans les carnavals de Lille et des villes alentours.

L'âge d'or des carnavals

Durant la Première et la Seconde Guerre mondiale, les fêtes de Lille sont maintenues mais ne peuvent avoir la grandeur d’avant. Les priorités pendant toutes ces années sont d’un autre ordre : assurer la survie et le ravitaillement de la population, reconstruire la ville et relancer son économie.

Il faut attendre 1955 (municipalité d’Augustin Laurent) et plus  encore 1973 (municipalité de  Pierre Mauroy) pour assister à l’âge d’or des Fêtes de Lille.

La municipalité a bien compris l’intérêt de ces fêtes. Elles créent une cohésion sociale, réunissent toutes les générations et procurent  un réel attrait économique à la ville.

 

Les Fêtes de Lille se déroulent alors en juin et leur durée varie d’une année à l’autre s’étendant d’une à plusieurs semaines. Chaque année, une programmation diversifiée est proposée par la municipalité, afin de mobiliser toutes les générations, quels que soient leurs goûts : concerts, expositions, jeux, spectacles, fêtes de rue qui tiennent encore une place non négligeable.

Ainsi, en 1982, 80 géants venus de la région  Nord-Pas-de-Calais défilent dans les rues de la ville à l’occasion de l’anniversaire de la construction du beffroi.

En 1999, c’est un cortège international de 200 géants qui emmène la ville vers le deuxième millénaire. A cette occasion, les Géants Lydéric et Phinaert, détruits lors d’un incendie du palais Rameau en 1995, sont baptisés.

  • Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des Fêtes de Lille de 1972.

  • Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des Fêtes de Lille en 1961.

  • Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des Fêtes de Lille de 1965.

  • Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des Fêtes de Lille de 1910.

  • Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des fêtes communales de 1927.

  • Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des fêtes communales de 1920.

  • Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des Fêtes de Lille de 1911.

  • Programme complet des festivités des Fêtes de Lille des 27-28 Juin 1987

  • Programme des Fêtes de Lille de 1906

Lille, capitale européenne de la culture

En 2004, Lille devient capitale européenne de la culture. De nouvelles formes de manifestations culturelles émergent sans pour autant rompre avec la tradition des grandes fêtes populaires. La ville connaît différentes métamorphoses comme la modification de certains bâtiments en Maisons folies. Des arches, installées rue Faidherbe, donnent un côté futuriste à cette artère. La gare Lille Flandres se pare de rose. La ville s’embrase encore avec la fête des Fallas.

En 2006, la ville devient  indienne avec Bombaysers. A cette occasion, des affiches sont dessinées par des artistes de Bollywood représentant des personnalités de chaque quartier de la ville.

Plus récemment, les Lillois ont pu voir un défilé de mode organisé par le créateur Jean Charles de Castelbajac ou encore des lapins roses envahir la ville….

 

Les Fêtes de Lille ainsi que les manifestations de l’association Lille 3000 contribuent à changer l’image de la ville.

Affiche crée par des artistes de Bollywood en 2006

Et si l'on évoquait les géants ?

Les fêtes traditionnelles du Nord et de la Belgique sont souvent associées aux géants (symboles d’une ville ou d’un quartier). Un géant est généralement porté par une ou plusieurs personnes (six à sept porteurs en général) et s’anime au son de la fanfare.

 

Lydéric et Phinaert sont les géants de la ville de Lille. Selon la légende, ils seraient les pères fondateurs de la ville. Bien qu’aucun document n’atteste de leur première apparition, ils semblent avoir été représentés à Lille lors de la procession de 1830 comme en atteste le document coté en 17978/17 (fonds révolutionnaire).

 

En 1956, les géants sont principalement réalisés en résine et montés sur roues. Ils mesurent environ 6,50 m. et sont difficilement manipulables.

 

Suite à un incendie en 1995 au Palais Rameau, la ville lance un appel à candidature pour la reconstruction de son emblème traditionnel :  « […]quand un géant est abîmé ou fatigué d’avoir trop promené, il est refait à neuf, avec parfois des modifications, mais c’est toujours le même personnage. C’est ainsi que la tradition se perpétue […]» (discours de Pierre Mauroy au Palais Rameau en 1999 conservé aux Archives municipales sous la cote 4D4/21).

 

 L’association la Ronde des géants  a remporté le marché et s’est chargé de la reconstruction de Lyderic et Phinaert, aujourd’hui exposés dans le hall d’entrée de la mairie de Lille.

 

Nous  « […] sommes heureux d’accueillir ces enfants dans la maison commune. A la demande de la famille des géants, nous avons voulu solenniser cet évènement et marquer officiellement leur appartenance à notre cité comme étant les géants légendaires de notre ville. » déclarait le maire Pierre Mauroy lors du baptême des « nouveaux Lydéric et Phinaert » le 19 Juin 1999 au Palais Rameau.

Couverture du journal municipal « le journal de Lille, nous vous Lille » de juin 1999

La procession, instituée en 1269 par la comtesse Marguerite de Flandres et les Fêtes de Lille puis les fêtes de Lille 3000 ont accompagné les Lillois pendant plus de sept siècles. Elles ont connu des évolutions. Elles ont su s’adapter aux évolutions de la ville. Elles ont été parfois suspendues (guerre, crises économiques,…) mais elles n’ont jamais disparu.

 

Une autre fête, également une tradition, tient une place toute particulière dans la vie des Lillois. Il s’agit de la braderie.

 

 

Programme mis en place par la municipalité lilloise dans le cadre des fêtes communales de 1920.

La Ronde des géants du 15 Juin 2003

Extraits du Grand Hebdomadaire illustré du 9 septembre 1923

De la franche foire du 13ème siècle à la grande braderie actuelle

Vue de nuit sur la braderie de Septembre

Plus qu’une tradition, la braderie de Lille est aujourd’hui une réelle institution lilloise. Mais quelles sont ses origines ?  A-t-elle toujours été ce « grand déballage » que tout le monde connaît aujourd’hui ?

Une franche foire

La braderie de Lille pourrait tenir son origine de l’institution d’une franche foire en 1271 par la Comtesse Marguerite de Flandres. A cette période, Lille est une ville commerçante et se développe surtout grâce au textile. Cependant, seuls les commerçants lillois peuvent vendre leurs marchandises à l’intérieur des remparts.

 

L’institution d’une franche foire à Lille va permettre aux commerçants étrangers à la ville de vendre leur tissu sans payer de franchise.

La Franche foire suit un déroulement très précis.

Les commerçants doivent entrer dans la ville et installer leur marchandise sans avoir aucunement le droit de la déballer.

Par la suite, durant « la monstre », le chaland peut négocier les prix et évaluer la qualité du tissu.

Pour finir, l’acheteur peut emporter ses articles mais pour sortir des remparts, il lui faudra payer une taxe (le tonlieu).

 

D’autres franches foires ont déjà lieu en dehors de Lille (Douai ou Tournai). Il faut donc, pour que la franche foire de Lille attire un maximum de commerçants, qu’elle ait lieu à une période différentes des autres franches foires. C’est ainsi que la franche foire de Lille se déroule de la mi-août à la mi-septembre.

A l’origine, les chalands y trouvent uniquement du tissu.

Au fil des siècles, la franche foire évolue. Les produits mis en vente sont de plus en plus variés. Elle devient progressivement un vaste marché pour aboutir à ce que l’on connaît aujourd’hui la braderie. Une braderie très prisée, pour laquelle on vient parfois de très loin pour vendre ou acheter.

Lettres patentes de Marguerite de Flandre instituant une franche "feste" de chevaux à Lille le lendemain de la procession. Support : parchemin original, sceau de Marguerite de Flandre bien conservé.

Retranscription de Lettres royaux concernant le procès des cabaretiers Maillé et Tramart dans l’affaire de la Braderie.

Aujourd’hui, qu’elle vende ou qu’elle achète, toute personne se livrant à un échange commercial lors de la braderie prend le nom de bradeur ou bradeux.

 

Un  événement de l’histoire de Lille, qui met en scène deux cabaretiers Gobin Maillé et Pierre Tramart, met en avant l’origine du mot « braderie ».

 

Au XVe siècle, ces deux cabaretiers, voulant profiter de l’événement qu’est la franche foire, demandent l’autorisation aux magistrats de « faire braderie » ou rôtisserie « afin de secourir de viande les personnes qui assisteront à la dite feste » devant leur boutique située rue Grande Chaussée. Les magistrats leur accordent ce droit comme l’atteste l’article de Alexandre de Saint Léger coté en 2I1/47.

 

Un commerçant concurrent trouvant que cette autorisation lui porte préjudice, saisit le tribunal de la Gouvernance (tribunal du Roi). Ce tribunal lui donne raison et interdit à Gobin Maillé et Pierre Tramart de « faire braderie » lors de la franche foire. Les deux cabaretiers ayant eu l’autorisation de la municipalité s’installent néanmoins. Les sergents à cheval (une sorte de gendarme du roi) les arrêtent et les gardent prisonniers tout le temps de la franche foire. Ils ne sont libérés qu’à la fin après avoir dû payer une amende et promis de ne plus installer leur marchandise durant la franche foire.

 

Cet épisode témoigne d’au moins deux choses. Le mot « braderie » apparaît pour la première fois dès le XVe siècle. Il y est inscrit ici dans une retranscription de jugement royal. Le terme de bradeur est bien associé aux métiers de bouche types rôtisseurs et non à ceux qui vendent de vieux objets. D’ailleurs en flamand braderie vient de « braeden » qui signifie rôtir.

La braderie de Lille aujourd'hui

La braderie, telle qu’elle se déroule aujourd’hui, est un grand et vaste marché où se mêlent les vendeurs occasionnels (les bradeurs), les commerçants, les antiquaires, et autres vendeurs de restauration rapide.

 

La braderie a connu différentes évolutions : déroulement de nuit, durée variable ou encore un périmètre géographique plus ou moins étendu.  A la vente de produits textiles des débuts, il est aujourd’hui possible d’acheter divers objets du plus banal au plus insolite à tous les prix.

 

Les chalands d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes que ceux qui fréquentaient la franche foire. Alors qu’il s’agissait principalement, à l’origine, de commerçants venus approvisionner leur stock, il s’agit plus de nos jours de touristes ou d’habitants de la ville venus profiter de l’ambiance très particulière.

 

Les maires successifs de la ville ont du prendre plusieurs mesures et aménagements pour que ce grand évènement traditionnel se déroule sans incident. En effet,  au fil des années la braderie attire de plus en plus de monde et il convient d’assurer la sécurité du public.

 

Les services de la municipalité se réunissent tout au long de l’année avec les différents partenaires tels que la préfecture, la police, le SAMU, les membres du service de propreté publique,  les services d’hygiène et ceux des douanes. Ces réunions permettent à tous les acteurs de tirer un bilan des braderies précédentes et de mettre en place des décisions.

C’est ainsi, par exemple, qu’il a été décidé de mettre en place des « axes rouges » pour faciliter l’accès des secours en cas d’urgence ou encore d’installer des affichettes « emplacement réservé » en 1996.

Affiche Emplacement Braderie- Emplacement réservé

Crédits

Conception et textes : Archives municipales de Lille

Numérisation des documents : Archives municipales de Lille

Les ressources